DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation

  • DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation (tiré de l’échelle de progression versus 2014.)


1.   ACTIVITÉ

Énergie que met le cheval dans ses déplacements. L’activité repose particulièrement sur la poussée et la vigueur des postérieurs, mais ne doit pas se faire au détriment de la souplesse, de la qualité du contact et de l’équilibre. L’activité n’est pas forcément liée à la vitesse.  - Voir Impulsion.

2.   IMPULSION

L’impulsion est la volonté et l’énergie que met le cheval dans le mouvement en avant, tout en restant contrôlé, donc soumis  aux  aides  du  cavalier.  Elle  se  traduit,  au  cours  de  tout  déplacement,  par  une  activité  énergique  des  forces propulsives, notamment des postérieurs, associée à une grande souplesse du corps, tout en conservant la qualité du contact. C’est l’impulsion qui donne de l’expression aux allures. 
La précipitation n’a rien à voir avec l’impulsion. C’est au contraire la projection bien marquée dans le trot et le galop qui témoignent de la correction de l’impulsion, et de l’allure.
Le développement de la propulsion, point 4 de l’échelle de progression, suppose le maintien de la correction de l’allure, de la souplesse, de la transmission « par le dos », de la qualité du contact et de l’équilibre afin d’aller plus loin dans l’expression. Voir aussi propulsion.
« L’impulsion est l’essence même du mouvement. » Général L’Hotte.

3.   PROPULSION

Puissance donnée aux « forces propulsives » selon l’expression du général L’Hotte, et particulièrement de la poussée des postérieurs. Son témoignage s’exprime par la franchise du mouvement en avant due à une réelle énergie et rapidité des  postérieurs,  associées à  une  bonne  transmission  «  par  le  dos  ».  Elle  se  perçoit :  - par  une  claire  projection nécessaire à la correction des allures du trot et du galop ; ainsi que la netteté des transitions montantes.  Pour le pas on parle seulement d’activité. Le développement de la propulsion est le point 4 de l’échelle de progression. Voir Projection.

4.   PROJECTION

Phase dans laquelle les membres du cheval ne sont plus en contact avec le sol. Il y a projection au trot et au galop. Cette phase, plus ou moins marquée, résulte de la franchise de l’énergie des forces propulsives et de la souplesse du dos du cheval, ainsi que du maintien de sa cadence. Ne pas confondre avec la suspension dans laquelle le cheval maintient ou « suspend » son geste sur une courte durée comme au passage, au piaffer et au pas d’école.

5.   AIDES

Ensemble des moyens utilisés par le cavalier pour communiquer avec sa monture, percevoir et sentir ses réactions, lui transmettre sa volonté. Les « aides naturelles » sont l'assiette par l'intermédiaire de laquelle s'exerce l'action du poids du corps ou l’action du rein, les jambes et les mains.
Les « aides artificielles » sont des moyens complémentaires créés pour suppléer ou prolonger les aides naturelles : voix, cravache, éperons, enrênements… Les aides artificielles peuvent faire l’objet de restrictions dans les compétitions, notamment en Dressage.

6.   ACCORD DES AIDES

Coordination que le cavalier établit entre les actions de ses jambes, de ses mains, de son assiette et du poids de son corps dans l’emploi de son cheval. L’accord des aides repose sur l’indépendance entre les mains, les jambes et l’ensemble du corps du cavalier, notamment son regard et suppose un mental adapté.

7.   ALLONGEMENT

Augmentation de la vitesse résultant d’une plus grande puissance des postérieurs et de la souplesse du corps. Elle se traduit par l'accroissement de l’amplitude des foulées. En dressage, cette augmentation s’effectue sans modification notable de la cadence ni du rythme de l'allure, notamment dans les transitions. Une adaptation de l’attitude plus ou moins marquée selon l’allure (pas, galop, trot) est nécessaire. On dit aussi adaptation du cadre. - Voir transitions.

Allongement d’encolure : changement d’attitude qui consiste à étendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et qui peut aller jusqu’à l’extension de l’encolure. Voir descente d'encolure et extension d'encolure. – Voir ces mots


8.   EXTENSION D'ENCOLURE

Attitude du cheval qui étend l’encolure vers l’avant et vers le bas. Elle correspond à l’attitude du pas allongé. Dans cette attitude le nez doit rester en avant de la verticale. Elle permet de vérifier l’orientation et la qualité du contact ainsi que la décontraction du cheval.

9.   DESCENTE D'ENCOLURE

C’est le plus haut degré de l’extension d’encolure. Il consiste à amener le nez du cheval aussi bas que le lui permet son encolure. Cet exercice met du poids sur les épaules mais permet de libérer le dos et d’en faciliter le jeu. 

  1. TRANSITION (inter allures et intra allure)
Les transitions consistent en changements d’allures et en variations de vitesse dans l’allure. La cadence et l’énergie doivent être maintenues jusqu’au moment où l’allure ou le mouvement change, ou bien jusqu’au moment où le cheval s’arrête. 
Les transitions dans les allures doivent être clairement marquées. Le cheval doit conserver le même rythme, la même cadence et tout particulièrement son activité dans les transitions descendantes lors du ralentissement. Le cheval doit adapter son attitude en fonction de la variation d’amplitude de l’allure, légèrement au trot et au galop, de manière plus marquée au pas.
Dans toute transition, le cheval doit conserver la correction de son attitude, son élasticité, la perméabilité aux aides, son équilibre et la rectitude - Voir Attitude.
Fondamentaux des transitions :
Une acceptation des aides et des demi-parades afin d’augmenter le niveau d’obéissance et la facilité d’exécution ;
Le maintien de la cadence et du rythme ;
La qualité de l’allure, avant et après la transition, ainsi qu’une préparation par le cavalier pour montrer une bonne adaptation de l’attitude à l’amplitude ;
La précision de l’exécution.

10.                    ATTITUDE DU CHEVAL

Posture que prend la silhouette du cheval, notamment la ligne du dessus, tant en ligne droite que sur les courbes. Plus facilement évaluée de profil, elle prend en compte le degré d’engagement des postérieurs et l’orientation de l’ensemble dos-encolure-tête.
Aux allures vives, l’attitude est « dépliée », plus horizontale. Aux allures rassemblées, l’attitude est plus montante et montre plus de soutien. Dans ce cas, la tête se rapproche de la verticale, c’est le ramener, avec une tendance de la nuque à pousser au dessus du mors. Le cheval adapte son attitude, ou cadre, au degré relatif d’allongement et de rassembler des allures. Cette adaptation est peu visible au trot et au galop mais nette au pas. 
Rondeur. On parle de rondeur lorsque la ligne du dessus prend une orientation concave vers le bas, le cheval donnant l’impression qu’il pourrait se déplier vers l’avant et vers le bas, sans tirer ni peser à la main, la poussée des postérieurs passe « par le dos » qui a tendance à monter. Dans les cas contraires on parle d’attitude fausse, creuse, plaquée, ou de mauvaise orientation, par exemple : cheval au-dessus de la main, gorge de pigeon, cheval enfermé…. 

11.                    AMPLITUDE

Désigne la longueur d’une foulée ou d’un pas. L’amplitude d’une allure est courte lorsque le cheval se déjuge, plus ou moins grande lorsque le cheval se méjuge. L’amplitude découle notamment de la propulsion, de la souplesse et de la cadence. La constance de l’amplitude atteste de la stabilité de la vitesse donc de la poussée des postérieurs. Qualité attribuée aux allures naturelles d’un cheval qui a « de l’action », contraire d’étriquées.

12.                    APPUI

L’appui est la relation plus ou moins ferme, entre la bouche du cheval et la main du cavalier, qui apparaît généralement aux allures vives en équitation d’extérieur, ou lors de résistances de poids. Dans l’excès d’appui sur le mors le cheval recherche le support de la main du cavalier utilisée comme « cinquième jambe ». Ceci a des conséquences néfastes tant pour l’équilibre que pour le contact et la compression de la langue.

13.                    ASSIETTE

L'assiette est la « qualité » qui permet au cavalier de demeurer maître de son équilibre en toutes circonstances, quelles que soient les réactions du cheval. Elle conditionne la fixité des mains et des jambes, comme la possibilité pour le cavalier de faire intervenir ses aides avec aisance, justesse et opportunité. L’assiette renseigne le cavalier sur la souplesse du dos, l’activité de l’arrière-main et le rythme des allures. L’assiette est également une aide qui, par le poids du cavalier et l’action du rein, agit sur le cheval soit de manière impulsive, soit de manière latérale pour l’incurvation et la direction. 

14.                    ASSOUPLISSEMENTS DU CHEVAL

Les assouplissements sont les exercices que les cavaliers utilisent tout au long du dressage et de la mise en condition musculaire  du  cheval,  dans  la  perspective  d’en  faire  un  athlète  adapté  à  la  discipline  visée.  Les  exercices  sont nombreux  et  variés.  On  les  divise de  façon  simple  en  assouplissements  latéraux :  cercles, serpentines,  travail  de  2 pistes, et longitudinaux : transitions, allongements, demi-parade, terrain varié, obstacles, dispositifs. On peut aussi les classer en assouplissements d’ensemble lorsqu’ils mobilisent l’ensemble de l’appareil locomoteur : épaule en dedans par exemple, et assouplissements localisés lorsqu’ils s’adressent à une partie : flexions par exemple.
Les assouplissements sont efficaces s’ils s’inscrivent dans un travail méthodique guidé par le respect de la psychologie et l’échelle de progression, fil rouge de l’entraînement. Assouplir pour maintenir la décontraction du cheval est une des préoccupations constantes des cavaliers.
« Tout exercice mal fait est non seulement inutile, mais nuisible. » Général Wattel.

15.                    BATTUE

Bruit que fait le pied lors du poser. Le nombre de battues détermine le nombre de temps dans une allure, par exemple : 3 au galop. Leur répétition détermine la cadence et leur ordonnance dans le temps le rythme.

16.                    CADENCE

Fréquence du poser d’un membre de référence, un postérieur par exemple. On parle aussi de tempo ou fréquence (battements par minute). La cadence évolue avec le dressage du cheval, en fonction de sa souplesse et de son énergie. La précipitation est la pire des fautes concernant la cadence d’une allure, car elle est associée à une perte de la souplesse et/ou de l’équilibre. La cadence est une des composantes de la correction des allures, Point 1 de l’échelle de progression.
Le métronome permet de déterminer le nombre de foulées par minute, notamment pour l’accompagnement musical des reprises libres. - Voir Rythme et Vitesse.
Cadence des différentes allures, à titre indicatif, en nombre de posers d’un membre de référence par minute : 
    • au galop environ                    92-96 posers/mn, 
    • au trot environ                       68-74 posers/mn, 
    • au passage/piaffer environ  52 posers/mn, 
    • au pas environ                       44 à 56 posers/mn. 
Cette cadence est à mesurer précisément pour faciliter la concordance entre les allures et la musique dans les libres.
Deuxième sens du mot cadence : modification par ralentissement du tempo obtenue par le dressage, qui donne plus d’expression aux allures du trot et du galop. Le cheval « cadencé » montre plus d’énergie dans ses gestes, alors que sa cadence tend à gagner en lenteur. Cette évolution qui résulte d’une augmentation de la propulsion sur un corps souple donne plus d’expression et d’élégance aux déplacements du cheval au trot et au galop. Elle est acquise par le dressage. C'est ce seul sens qui est utilisé par la FEI.

17.                    CHEVAL SUR LA MAIN

Un cheval est sur la main lorsque, sa locomotion étant correcte, il est souple, témoigne d’un contact fidèle et moelleux, et de sa perméabilité aux actions de la main du cavalier. Un cheval sur la main montre sa capacité à prendre le contact du mors sous l’action des postérieurs, l’impulsion passant par le dos et par la nuque.

On vérifie que cette relation avec la main est correcte par deux exercices : 
a) Le cheval doit être capable de se déplier vers l’avant et vers le bas lorsque le cavalier « laisse filer les rênes ».
b) Lorsque le cheval maintient son attitude et son allure alors que le cavalier « avance les mains et rompt le contact », forme de descente de main.
Par le premier exercice, on s’assure que le cheval est « sur la main » et dans l’harmonie musculaire. Par le deuxième, on vérifie l’absence de poids sur les mains, l’équilibre et que le cheval « se soutient ».

18.                    CONTACT

Rapport qui existe entre la bouche du cheval et la main du cavalier lorsque les rênes sont ajustées. 
Les qualités du bon contact sont : une relation de l’arrière vers l’avant stable et confiante ; la symétrie et le moelleux. Le bon contact résulte de la poussée des postérieurs qui passe « par le dos » et la nuque. Il s’exprime dans la rondeur, le cheval étant capable de se déplier dans le bon sens : vers l’avant et vers le bas - Voir Attitude.
Pour apprécier la qualité du contact il ne faut pas observer seulement la tête et l’encolure, mais juger le cheval dans son ensemble et juger de la qualité de la correspondance - arrière/avant -. 
Le cavalier doit pouvoir nuancer à volonté l’intensité du contact jusqu’au degré minimum dans la descente de main où le contact est rompu.
La qualité du contact est le point 3 de l’échelle de progression.



Statistiques licenciés équitation Auvergne- Haute Loire Brioude


3° au rang français en mars 2017, l'équitation 1ère sport féminin en France

Population en France métropolitaine 2017   69 116 500 soit 0.93% de la population qui sont licenciés.

La France compte 3.18% pour 2,2 millions de cavaliers dont 800 000 qui pratiquent mensuellement, 644800 qui pratiquent de manière quotidienne à hebdomadaire le plus souvent, ou occasionnellement pour certains (au moins une fois par an) l’équitation chaque année.

En 2018, la FFE, fédération française de l'équitation, annonce sur son site plus de 628 000 licenciés (licences pratiquants), en majorité des femmes (83%). La pratique est en moyenne 5 à 49 ans en 2014.

Répartition des cavaliers :


Cheval : 42%
Poney : 47%
Tourisme : 11%


Après l’iles de France, L’Auvergne Rhône Alpes est la terre où il y a le plus de licenciés sportifs (tout sport confondu olympique ou non).


les chiffres de L’INSEE des trois dernières années qui permettent de comprendre que le nombre de licencié est en constante augmentation sur les sports olympiques, l’équitation pourtant en baisse de 2.9% de 2016 à 2017. 18 390 licenciés qui ont abandonnés ou se sont tournés vers d’autres sports.

Au 9° rang sur la région Rhône Alpes :

Nombre de licence en Auvergne Rhône Alpes et en France pour 10000 habitants est entre 91 et 113 habitants suivant la carte FFE au 1/01/2014. Il y a environ 200 établissements en Auvergne contre 600 en Rhône Alpes en raison de son dynamisme. Selon les sources : MEOS, licences sportives 2014 ; Insee, Recensement de la population, estimation de population 2013 il y a en âge de pratiquer 187 licences pour 10000 habitants pour la France métropolitaine. La première région est la Normandie, l’Auvergne est 8° position.

Cependant les chiffres ne correspondent pas entre l’Insee et la FFE, on retrouve avec les mêmes sources pour 10000 habitants 202 licenciés en Haute-Loire, 185 dans le Puy de Dôme, 247 dans le Cantal, 194 dans l’Allier, ce qui se rapproche des 187 licenciés pour 10000 habitants.
En fonction du nombre d'habitants

10 000
15 000
20 000
Cantal
2,5%
247
371
494
Haute-Loire
2,0%
202
303
404
Puy-de-Dôme
1,9%
185
278
370
Moyenne des 3

départements
2,1%
211
317
423
Auvergne-Rhône-Alpes
1,8%
183
275
366
France métropolitaine
1,9%
187
281
374















On peut en conclure que les communes suivantes amènent pour 10000 habitants entre 91 licenciésselon la première ressource de la FFE et 200 personnes selon la deuxième : On va garder en tête une moyenne des deux soit 192 licenciés soit  240 licenciés pour 15000 habitants.



Communes
Nombre d'habitants
Brioude
7085
Vieille-Brioude
1264
Fontannes
1222
Bournoncle-Saint-Pierre
1029
Lamothe
899
Cohade
856
Paulhac
682
Saint-Just-près-Brioude
443
Saint-Beauzire
345
Beaumont
288
Saint-Laurent-Chabreuges
269
Saint-Géron
258
Lavaudieu
243
Javaugues
206
Chaniat
170
Lubilhac
101
Total
15360


Les

L'équitation  se  place  au  3ème rang  des  sports  pratiqués  en  France  derrière  le  football,  le Tennis. 

Le tourisme équestre attire 150 000 Français par an. 

Pratiqué  à  70%  par  des mineurs, l’équitation est le sport le plus réclamé par les adolescents et 60 000 épreuves de compétition  sont  organisées  sur  le  territoire  chaque  année  :  saut  d'obstacle  et  autres.  On compte en moyenne 9 cavaliers licenciés pour 1 000 habitants. On  compte  900  000  équidés  vivants  en  France,  dont  environ  700  000  équidés  sont  des chevaux et poneys de sport et loisirs.
Les amateurs de tourisme équestre disposent de 2 500 gîtes et fermes équestres et autres hébergements ruraux en France et de 100 000 km de chemins équestres.


Comparaisons des chiffres de 2018 avec le Puy de Dôme et les chiffres nationaux
NATIONAL
628262
Région AUVERGNE-RHONE-ALPES
75353
PUY DE DOME
6015
Département HAUTE LOIRE
2103
% Région AUVERGNE-RHONE-ALPES par rapport au national
12,0%
% PUY DE DOME  par rapport au national
1,0%
% Département HAUTE LOIRE  par rapport au national
0,3%
% PUY DE DOME  par rapport à la région
7,98%
% Département HAUTE LOIRE  par rapport à la région
2,8%

Puy de dôme 650 700(2016) soit 0.924% de la population de Puy dôme

Haute Loire 227 339(2016) soit 0,925% de la population de la Haute Loire

Par ces chiffres, on peut dire qu’on est sur la valeur nationale de 0.93% de la population qui sont licenciés

Si on ramène le chiffre à la région Brivadoise on est à 138.65 licenciés pour 0.93 % avec 15 000 habitants alors qu’on a trouvé pour 15 000 habitants 240 licenciés selon l’INSEE.