DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation

  • DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation (tiré de l’échelle de progression versus 2014.)


  • Sommaire


    Coordination que le cavalier établit entre les actions de ses jambes, de ses mains, de son assiette et du poids de son
    corps dans l’emploi de son cheval. L’accord des aides repose sur l’indépendance entre les mains, les jambes et
    l’ensemble du corps du cavalier, notamment son regard et suppose un mental adapté.
    Voir Amplitude.
    Energie que met le cheval dans ses déplacements. L’activité repose particulièrement sur la poussée et la vigueur des
    postérieurs, mais ne doit pas se faire au détriment de la souplesse, de la qualité du contact et de l’équilibre. L’activité
    n’est pas forcément liée à la vitesse.  - Voir Impulsion.
    Défense dans laquelle le cheval reporte ses forces vers l’arrière il cesse de se porter en avant et échappe au contrôle
    du cavalier..
    Ensemble des moyens utilisés par le cavalier pour communiquer avec sa monture, percevoir et sentir ses réactions, lui
    transmettre sa volonté.
    Les « aides naturelles » sont l'assiette par l'intermédiaire de laquelle s'exerce l'action du poids du corps ou l’action du
    rein, les jambes et les mains.
    Les « aides artificielles » sont des moyens complémentaires créés pour suppléer ou prolonger les aides naturelles :
    voix, cravache, éperons, enrênements… Les aides artificielles peuvent faire l’objet de restrictions dans les compétitions,
    notamment en Dressage.
    Impression de facilité qui découle, en ce qui concerne le cavalier, de son assiette, de la fixité de ses aides, de sa
    souplesse ; en ce qui concerne le cheval, de la décontraction, de la souplesse et de l’équilibre. Facilité dans la
    réalisation des mouvements et exercices due à une bonne perméabilité aux aides.
    Augmentation de la vitesse résultant d’une plus grande puissance des postérieurs et de la souplesse du corps. Elle se
    traduit par l'accroissement de l’amplitude des foulées. En dressage, cette augmentation s’effectue sans modification
    notable de la cadence ni du rythme de l'allure, notamment dans les transitions. Une adaptation de l’attitude plus ou
    moins marquée selon l’allure (pas, galop, trot) est nécessaire. On dit aussi adaptation du cadre. - Voir transitions.
    Allongement d’encolure : changement d’attitude qui consiste à étendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et qui
    peut aller jusqu’à l’extension de l’encolure. Voir descente d'encolure et extension d'encolure. – Voir ces mots.
    Désigne la longueur d’une foulée ou d’un pas. L’amplitude d’une allure est courte lorsque le cheval se déjuge, plus ou
    moins grande lorsque le cheval se méjuge. L’amplitude découle notamment de la propulsion, de la souplesse et de la
    cadence. La constance de l’amplitude atteste de la stabilité de la vitesse donc de la poussée des postérieurs.
    Qualité attribuée aux allures naturelles d’un cheval qui a « de l’action », contraire d’étriquées.
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    L’appui est la relation plus ou moins ferme, entre la bouche du cheval et la main du cavalier, qui apparait généralement
    aux allures vives en équitation d’extérieur, ou lors de résistances de poids. Dans l’excès d’appui sur le mors le cheval
    recherche le support de la main du cavalier utilisée comme « cinquième jambe ». Ceci a des conséquences néfastes
    tant pour l’équilibre que pour le contact et la compression de la langue.
    Mouvement de présentation qui est une variante de la tête au mur et de la croupe au mur. Il se réalise au pas, au trot et
    au galop rassemblé ainsi qu’au passage. Le cheval se déplace de côté en croisant les membres, légèrement incurvé
    par les aides dans la direction du déplacement. L'avant-main (la tête, l'encolure, l’épaule intérieure) précède légèrement
    le corps qui reste presque parallèle à la direction initiale. L’impulsion, comme la flexion de l’encolure, permet la liberté
    des épaules, l’engagement et l’amplitude du croisement.
    Fondamentaux de l’appuyer :
    La qualité du trot ou du galop rassemblé, la cadence, le rythme, l’impulsion et l’engagement des postérieurs doivent
    être maintenus ;
    Le degré d’incurvation et de flexion de l’appuyer, qui sont en relation avec la profondeur de la diagonale (angle) ;
    La tendance à avancer et la capacité à porter du postérieur intérieur, qui est plus importante que la tendance à aller
    de côté ;
    Le croisement des antérieurs et des postérieurs ;
    Un contact souple et stable, la nuque étant le point le plus haut ;
    Le rassembler, l’équilibre et la fluidité.
    L'assiette est la « qualité » qui permet au cavalier de demeurer maître de son équilibre en toutes circonstances, quelles
    que soient les réactions du cheval. Elle conditionne la fixité des mains et des jambes, comme la possibilité pour le
    cavalier de faire intervenir ses aides avec aisance, justesse et opportunité.
    L’assiette renseigne le cavalier sur la souplesse du dos, l’activité de l’arrière-main et le rythme des allures.
    L’assiette est également une aide qui, par le poids du cavalier et l’action du rein, agit sur le cheval soit de manière
    impulsive, soit de manière latérale pour l’incurvation et la direction.
    Les assouplissements sont les exercices que les cavaliers utilisent tout au long du dressage et de la mise en condition
    musculaire  du  cheval,  dans  la  perspective  d’en  faire  un  athlète  adapté  à  la  discipline  visée.  Les  exercices  sont
    nombreux  et  variés.  On  les  divise de  façon  simple  en  assouplissements  latéraux :  cercles, serpentines,  travail  de  2
    pistes, et longitudinaux : transitions, allongements, demi-parade, terrain varié, obstacles, dispositifs. On peut aussi les
    classer en assouplissements d’ensemble lorsqu’ils mobilisent l’ensemble de l’appareil locomoteur : épaule en dedans
    par exemple, et assouplissements localisés lorsqu’ils s’adressent à une partie : flexions par exemple.
    Les assouplissements sont efficaces s’ils s’inscrivent dans un travail méthodique guidé par le respect de la psychologie
    et l’échelle de progression, fil rouge de l’entraînement. Assouplir pour maintenir la décontraction du cheval est une des
    préoccupations constantes des cavaliers.
    « Tout exercice mal fait est non seulement inutile, mais nuisible. » Général Wattel.
    Posture que prend la silhouette du cheval, notamment la ligne du dessus, tant en ligne droite que sur les courbes. Plus
    facilement évaluée de profil, elle prend en compte le degré d’engagement des postérieurs et l’orientation de l’ensemble
    dos-encolure-tête.
    Aux allures vives, l’attitude est « dépliée », plus horizontale. Aux allures rassemblées, l’attitude est plus montante et
    montre plus de soutien. Dans ce cas, la tête se rapproche de la verticale, c’est le ramener, avec une tendance de la
    nuque à pousser au dessus du mors. Le cheval adapte son attitude, ou cadre, au degré relatif d’allongement et de
    rassembler des allures. Cette adaptation est peu visible au trot et au galop mais nette au pas.
    Rondeur. On parle de rondeur lorsque la ligne du dessus prend une orientation concave vers le bas, le cheval donnant
    l’impression qu’il pourrait se déplier vers l’avant et vers le bas, sans tirer ni peser à la main, la poussée des postérieurs
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    passe « par le dos » qui a tendance à monter. Dans les cas contraires on parle d’attitude fausse, creuse, plaquée, ou
    de mauvaise orientation, par exemple : cheval au-dessus de la main, gorge de pigeon, cheval enfermé…. Cf. illustration
    n°9.
    Action du cheval qui résiste vers le haut en plaçant sa bouche au-dessus de la main et en creusant sa base d’encolure.
    - Voir Contact.
    Instabilité grave du contact qui se traduit par un mouvement de bas en haut de la tête du cheval qui cherche à se
    débarrasser de toute relation avec la main. On dit aussi encenser.
    Bruit que fait le pied lors du poser. Le nombre de battues détermine le nombre de temps dans une allure, par exemple :
    3 au galop. Leur répétition détermine la cadence et leur ordonnance dans le temps le rythme.
    Fréquence du poser d’un membre de référence, un postérieur par exemple. On parle aussi de tempo ou fréquence
    (battements par minute). La cadence évolue avec le dressage du cheval, en fonction de sa souplesse et de son
    énergie. La précipitation est la pire des fautes concernant la cadence d’une allure, car elle est associée à une perte de
    la souplesse et/ou de l’équilibre. La cadence est une des composantes de la correction des allures, Point 1 de l’échelle
    de progression.
    Le métronome permet de déterminer le nombre de foulées par minute, notamment pour l’accompagnement musical des
    reprises libres. - Voir Rythme et Vitesse.
    Cadence des différentes allures, à titre indicatif, en nombre de posers d’un membre de référence par minute : au galop
    environ 92-96 posers/mn, au trot environ 68-74 posers/mn, au passage/piaffer environ 52 posers/mn, au pas environ 44
    à 56 posers/mn. Cette cadence est à mesurer précisément pour faciliter la concordance entre les allures et la musique
    dans les libres.
    Deuxième sens du mot cadence : modification par ralentissement du tempo obtenue par le dressage, qui donne plus
    d’expression aux allures du trot et du galop. Le cheval « cadencé » montre plus d’énergie dans ses gestes, alors que sa
    cadence tend à gagner en lenteur. Cette évolution qui résulte d’une augmentation de la propulsion sur un corps souple
    donne plus d’expression et d’élégance aux déplacements du cheval au trot et au galop. Elle est acquise par le
    dressage. C'est ce seul sens qui est utilisé par la FEI.
    Action du cavalier qui diminue l’intensité de ses aides pour accompagner la décontraction ou l’obéissance du cheval.
    Deuxième sens : comportement du cheval qui cesse de luter ou résister contre le cavalier ou l’une de ses aides.
    Assouplissement dans lequel le cheval se déplace de deux pistes en restant droit. Cet exercice permet de vérifier
    l’obéissance à la jambe isolée dans le maintien de la rectitude. Exercice éducatif pour le cavalier qui permet aussi de
    vérifier sa capacité à déplacer son cheval de côté, latéralement, sans « tordre » l’encolure. - Voir Epaule en dedans et
    Deux pistes.
    Un cheval est sur la main lorsque, sa locomotion étant correcte, il est souple, témoigne d’un contact fidèle et moelleux,
    et de sa perméabilité aux actions de la main du cavalier. Un cheval sur la main montre sa capacité à prendre le contact
    du mors sous l’action des postérieurs, l’impulsion passant par le dos et par la nuque.
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    On vérifie que cette relation avec la main est correcte par deux exercices :
    a) Le cheval doit être capable de se déplier vers l’avant et vers le bas lorsque le cavalier « laisse filer les rênes ».
    b) Lorsque le cheval maintient son attitude et son allure alors que le cavalier « avance les mains et rompt le contact »,
    forme de descente de main.
    Par le premier exercice, on s’assure que le cheval est « sur la main » et dans l’harmonie musculaire. Par le deuxième,
    on vérifie l’absence de poids sur les mains, l’équilibre et que le cheval « se soutient ».
    Voir Attitude du cheval, rondeur et Contact.
    Est concave le côté du cheval interne à l’incurvation, côté court. Est convexe le côté externe à l’incurvation, côté long.
    Rapport qui existe entre la bouche du cheval et la main du cavalier lorsque les rênes sont ajustées.
    Les qualités du bon contact sont : une relation de l’arrière vers l’avant stable et confiante ; la symétrie et le moelleux. Le
    bon contact résulte de la poussée des postérieurs qui passe « par le dos » et la nuque. Il s’exprime dans la rondeur, le
    cheval étant capable de se déplier dans le bon sens : vers l’avant et vers le bas - Voir Attitude.
    Pour apprécier la qualité du contact il ne faut pas observer seulement la tête et l’encolure, mais juger le cheval dans son
    ensemble et juger de la qualité de la correspondance - arrière/avant -.
    Le cavalier doit pouvoir nuancer à volonté l’intensité du contact jusqu’au degré minimum dans la descente de main où le
    contact est rompu.
    La qualité du contact est le point 3 de l’échelle de progression.
    Le contre-galop consiste à galoper volontairement sur le pied gauche en tournant à droite et inversement. C’est un
    assouplissement qui contribue à l’amélioration de l’allure du galop, notamment par les serpentines.
    Un cheval part « à faux » lorsqu'il prend le galop sur le pied opposé à celui demandé par le cavalier.
    Action du cheval qui lutte ou résiste contre le mors. C’est une faute grave en regard de la qualité du contact, point 3 de
    l’échelle de progression. Le cheval n’a pas la nuque perméable et utilise les muscles du dessus de l’encolure pour
    résister contre la main, tout en raidissant ou amollissant son dos.
    Les trois fondamentaux de la correction d’une allure sont le rythme, la vitesse, et la cadence.
    La  correction  des  allures,  premier  point  de  l’échelle  de  progression,  est  fondamentale.  Elle fait  partie,  avec  la
    souplesse/décontraction et la qualité du contact, des bases ; c’est une préoccupation constante du travail de tout cheval
    car c’est le socle du développement de toutes les autres qualités recherchées et l’assurance d’une bonne santé.
    - Voir Régularité.
    Attitude fausse du cheval qui contracte son dessus, se remonte en durcissant son dos. Il n’est pas sur la main, ne
    franchit plus son mors, ou lutte contre la main.
    Action des membres de devant ou de derrière qui se chevauchent l'un l'autre. Dans l’appuyer au trot par exemple, le
    cheval croise les membres pour se déplacer de côté. L’amplitude du croisement dépend du degré de dressage du
    cheval, de sa souplesse et de l’angle de l’appuyer. Le bon croisement est ample avec un rythme parfait.
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    Assouplissement dans lequel le cheval se déplace de côté en croisant les membres, la croupe suivant la piste (mur).
    Appelé aussi renvers. L’incurvation dans la direction du déplacement est un peu supérieure à celle de l’épaule en
    dedans. L’angle formé avec la piste doit être d’environ 35 degrés et doit rester constant. Le cheval trace quatre pistes
    sans que les épaules soient trop à l’intérieur. On doit finir le mouvement en laissant le cheval se redresser. La croupe
    au mur est complémentaire de la tête au mur et préparatoire à l’appuyer.
    Fondamentaux de la croupe au mur :
    -La  qualité  du  trot  ou  du  galop  rassemblé,  la  cadence,  le  rythme,  l’impulsion  et  l’engagement  des  postérieurs
    doivent être maintenus ;
    -Le degré d’incurvation et de flexion qui sont en relation avec l’angle d’inclinaison avec la piste et qui ne doit pas
    être trop marqué ;
    -La tendance à avancer et la capacité à porter du postérieur intérieur qui est plus importante que la tendance à aller
    de côté ;
    -La stabilité de l’angle ;
    -Le croisement des antérieurs et surtout des postérieurs ;
    -Un contact souple et stable, la nuque étant le point le plus haut ;
    -Le rassembler, l’équilibre et la fluidité.
    C’est un effet presque simultané des aides qui, par une action coordonnée de l’assiette (rein), des jambes puis des
    doigts,  a  pour  but  d’augmenter  l’attention  et  l’équilibre  du  cheval  avant  la  réalisation  d’un  mouvement  ou  d’une
    transition. Cette action presque invisible a pour effet de transférer un peu de poids sur les hanches, ou de s’opposer à
    un apport de poids sur les épaules. On donne ainsi plus de liberté aux épaules et on accroît l’expression des allures. On
    l’utilise  pour  préparer  des changements  de  direction, de  vitesse ou  d’allure,  pour corriger  un  excès  d’appui  ou  pour
    rassembler son cheval. La demi-parade permet le contrôle de la locomotion.
    A  ne  pas  confondre  avec  le  demi-arrêt  qui  est  devenu  une  forme  plus  primaire  de  l’action  de  la  main,  destinée
    seulement à relever une encolure trop basse.
    Assouplissements d’ensemble destinés à décontracter le dos et à préparer l’engagement des postérieurs ou a accroître
    notamment l’obéissance à l’action isolée de la jambe. Consiste à déplacer les postérieurs en dehors du demi-cercle ou
    du cercle, suivi par les antérieurs. Cet assouplissement peut se réaliser au pas et au trot selon trois formes distinctes :
    sans incurvation, type cession à la jambe, avec incurvation interne, type épaule en dedans, avec incurvation contraire,
    type croupe au mur, renvers.
    Un cheval se déjuge quand le pied postérieur se pose en arrière de la trace du pied antérieur du même latéral. Ceci
    s’applique au pas, au trot et au galop. Signe d’un manque d’amplitude.
    Ce sont des exercices d’assouplissement et des mouvements de présentation dans lesquels les antérieurs et les
    postérieurs suivent deux pistes distinctes. Ces mouvements sont réalisés au pas, au trot, au galop et au passage, soit
    en ligne droite soit sur les courbes, généralement avec incurvation. Les déplacements latéraux ont pour but de
    développer l’engagement des postérieurs et donc le rassembler. Dans l’ordre de difficulté, après la cession à la jambe,
    et de leur éducation au cheval : épaule en dedans, voltes renversées ou demi-voltes, la tête au mur ou travers, la
    croupe au mur ou renvers, l’appuyer, les pirouettes.
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    C’est le plus haut degré de l’extension d’encolure. Il consiste à amener le nez du cheval aussi bas que le lui permet son
    encolure. Cet exercice met du poids sur les épaules mais permet de libérer le dos et d’en faciliter le jeu. - Voir Extension
    d’encolure.
    Début de chaque séance de travail dont l’objectif est d’obtenir la décontraction du cheval et un échauffement musculaire
    progressif, permettant de travailler sur de bonnes bases. Elle commence normalement dans les allures lentes, sur une
    attitude ronde et basse, pour prendre progressivement plus d’énergie et d’amplitude, les variations de vitesse
    (transitions) permettent de développer la réactivité à la main et aux jambes. Viennent ensuite des exercices adaptés.
    Forme élémentaire de l’allongement d’une allure donnée. Utilisé avec les jeunes chevaux avant qu’ils soient prêts pour
    les allures dites moyennes, point 4 de l’échelle de progression.
    S’applique à la combinaison « main–jambe » utilisée de manière diagonale. Par exemple : jambe gauche et main droite.
    L’échelle de progression est un cadre méthodique, un fil directeur destiné à guider les cavaliers dans leur travail
    quotidien tout comme les juges dans leur évaluation des chevaux, et ce quelle que soit la discipline. Conforme aux
    principes de l’école classique elle pointe 6 facteurs hiérarchisés et liés les uns aux autres : 1. Correction de l’allure  ; 2.
    souplesse/décontraction ; 3. Qualité du contact ; 4. Propulsion ; 5. Rectitude ; 6. Rassembler. 
    Commune aux cavaliers, entraîneurs et juges, l’échelle est utile pour :
    -Préserver l’intégrité physique et le moral des chevaux au cours de la progression du dressage et à l’intérieur des
    séances de travail.
    -0ptimiser  l’utilisation  des  assouplissements  en  centrant  l’attention  sur  les  qualités  à  développer  et  non  sur  les
    mouvements ou les aides à employer.
    -Evaluer  les  qualités  du  travail  ou  d’une  performance,  grâce  à  une  analyse  qui  s’appuie  sur  les  six  points  de
    l’échelle,  conformément  aux  directives  officielles  pour  les  juges  :  Guidelines  for  judges.  Hand  book  FEI  -
    Lausanne 2007.
    Qualité  du  fonctionnement  musculaire,  étirement–contraction, dans  les  déplacements  du  cheval,  donnant  une
    impression de fluidité, de souplesse et d’ondulation. Elle résulte du mariage de l’impulsion et de la flexibilité des ressorts
    et tout particulièrement du dos. L’élasticité repose sur la décontraction du cheval, point 2 de l’échelle de progression.
    Action du cheval qui cherche à éviter l'action de la main en refusant le contact en se plaçant en arrière du mors. Le
    cheval est encapuchonné quand sa tête vient en arrière de la verticale et s'approche du poitrail.
    En ce qui concerne cette attitude « fermée », les cavaliers doivent distinguer l’« excès de ramener » qui résulte d’une
    action directive des mains, comme l’hyperflexion, du cheval qui refuse son mors en lâchant le contact ce qui est une
    faute grave.
    Qualité de l’action des postérieurs qui travaillent sous la masse du cheval grâce à un dos souple et une plus grande
    flexion des articulations postérieures. Lorsque le cheval est engagé, les postérieurs prennent plus de poids, la ligne du
    dessus  est  plus  «  montante  »  au  bénéfice  de  la  mobilité  de  l’avant-main,  donc  de  l’équilibre.  Lorsqu’il  perd  son
    engagement,  on  dit  du  cheval  qu’il  est  «  ouvert  »  derrière.  Ceci  s’applique  aux  mouvements  de  deux  pistes,  aux
    allongements, transitions et à l’arrêt. L’excès d’engagement, rare, peut par contre provoquer un retrait des forces vers
    l’arrière. - Voir Acculement.
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    Ne  pas  confondre l’engagement  avec  l’amplitude,  cheval  qui  se  méjuge plus  ou  moins.  Un  cheval  peut  avoir  de
    l’engagement sans amplitude, par exemple sur une pirouette, et être ample et manquer d’engagement ; de même vo de
    l’amplitude et manquer d’engagement (ouvert derrière) - Voir Rassembler.
    Un cheval s'entable lorsque, dans un mouvement de deux pistes, sa croupe précède nettement ses épaules, hors du
    contrôle de son cavalier.
    Exercice d’assouplissement dans lequel on maintient les épaules du cheval sur une piste intérieure à celle suivie par les
    hanches. Le cheval, légèrement ployé par l’action des aides, se déplace vers le côté externe à l’incurvation. L’angle
    formé par le corps avec la ligne de déplacement détermine le nombre de pistes tracées : trois si l’angle est faible, quatre
    si l’angle est plus ou moins marqué. Il ne dépasse généralement pas 30°.
    L’épaule en dedans se réalise au trot et au pas sur les lignes droites comme sur les cercles.
    Cet assouplissement prépare au rassembler en développant la flexibilité latérale, la liberté des épaules et l’engagement
    du postérieur interne sous la masse.
    Fondamentaux de l’épaule en dedans :
    La qualité du trot rassemblé, le maintien de la cadence, du rythme et de l’impulsion ;
    La constance de l’orientation d’environ 30° ;
    La correction de l’incurvation régulière est un élément essentiel de l’épaule en dedans ;
    L’engagement du postérieur intérieur ;
    L’absence de croisement des postérieurs ;
    Un contact souple et stable, la nuque étant le point le plus haut ;
    Le rassembler, l’équilibre et la fluidité.
    C’est  le  degré  minimum  de  l’épaule  en  dedans.  L’angle  est  très  faible  car  l’épaule  interne  n’est  que  légèrement
    déplacée à l’intérieur, jusqu’à être dans l’axe de la hanche interne. L’épaule devant se réalise au trot, au pas, ainsi
    qu’au  galop.  L’épaule  devant  contribue  au travail  de  «  redressement »  du  galop si la  correction  de  l’allure est
    maintenue ; l’épaule devant aide à préparer les appuyers, ainsi que les pirouettes au galop. - Voir Epaule en dedans.
    Répartition du poids de l’ensemble « cheval-cavalier » entre les antérieurs et les postérieurs, équilibre longitudinal, et
    entre les membres des côtés gauche et droit, équilibre latéral. Le cheval est dans un bon équilibre quand le poids est
    distribué également entre gauche et droite et suffisamment pris en charge par les postérieurs. Ceci se traduit par la
    légèreté de l’avant-main et l’aisance dans la mobilité du cheval. Une perte d’équilibre signifie un accroissement du poids
    sur l’avant-main et/ou sur l’un des côtés, souvent associé à une précipitation ou un balancement. - Voir Demi-parade.
    On note différents degrés dans la qualité de l’équilibre : sur les épaules, horizontal, rassemblé, rassembler accentué. La
    recherche de l’équilibre du « rassembler » est le point 6 de l’échelle de progression.
    Attitude du cheval qui étend l’encolure vers l’avant et vers le bas. Elle correspond à l’attitude du pas allongé. Dans cette
    attitude le nez doit rester en avant de la verticale. Elle permet de vérifier l’orientation et la qualité du contact ainsi que la
    décontraction du cheval.
    Elément du tracé d’une reprise dont le nom correspond à une figure géométrique précise : cercle, volte, huit de chiffre,
    doubler, changement de main,… Les figures rentrent dans la composition des reprises libres au titre du dessin de la
    reprise et de la chorégraphie. - Voir Mouvement.
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    Chez le cavalier, c'est l'absence de tout mouvement involontaire ou inutile. La fixité n’est pas synonyme de raideur.
    C’est la capacité à travailler avec les mains « ensemble ».
    Chez le cheval, c'est l'absence de toute instabilité de l’avant-main, en particulier de la tête et de l'encolure.
    Capacité du cheval à plier ses articulations et la colonne vertébrale en leur conservant une certaine élasticité.
    Le ramener est la conséquence de la flexibilité du bout de devant, le rassembler de la flexibilité des hanches et du dos,
    la légèreté de la flexibilité de tous les ressorts.
    1e sens : La flexion, ou pli, de l’encolure est l’attitude du cheval ployé dans son bout de devant. Elle est limitée à
    l’encolure (appuyers, pirouettes) et doit être contrôlée notamment pour la correction de l’incurvation et de l’équilibre. -
    Voir Pli.
    2e sens : Les flexions, directes et latérales, sont des assouplissements localisés qui visent la décontraction de
    l’encolure, de la nuque ou de la mâchoire. L’hyperflexion est une flexion directe portée au degré maximum de
    l’étirement rond et bas de l’encolure. Elle comporte des risques réels pour l’intégrité physique du cheval, notamment
    lorsque qu’elle est pratiquée hors de toute relaxation ou sur une encolure trop haute, sur une durée trop longue et/ou
    l’absence de décontraction.
    Dans une allure donnée distance couverte entre deux posers successifs d'un même pied au sol. L’amplitude de la
    foulée est liée à la vitesse de l’allure.  Le nombre de foulées est une des exigences de certains mouvements au galop
    comme les pirouettes, les contre-changements de main et les lignes de changement de pied - Voir Pas et Amplitude.
    Qualité du cheval qui travaille avec souplesse dans une bonne coordination de son activité musculaire. Cette harmonie
    repose sur la qualité du contact et permet l’emploi des seules forces utiles, donc leur économie.
    L’harmonie musculaire est associée à la notion de rondeur.
    L’impulsion est la volonté et l’énergie que met le cheval dans le mouvement en avant, tout en restant contrôlé, donc
    soumis  aux  aides  du  cavalier.  Elle  se  traduit,  au  cours  de  tout  déplacement,  par  une  activité  énergique  des  forces
    propulsives, notamment des postérieurs, associée à une grande souplesse du corps, tout en conservant la qualité du
    contact. C’est l’impulsion qui donne de l’expression aux allures.
    La précipitation n’a rien à voir avec l’impulsion. C’est au contraire la projection bien marquée dans le trot et le galop qui
    témoignent de la correction de l’impulsion, et de l’allure.
    Le développement de la propulsion, point 4 de l’échelle de progression, suppose le maintien de la correction de l’allure,
    de la souplesse, de la transmission « par le dos », de la qualité du contact et de l’équilibre afin d’aller plus loin dans
    l’expression. Voir aussi propulsion.
    « L’impulsion est l’essence même du mouvement. » Général L’Hotte.
    Flexion latérale du rachis obtenue sous l’action des aides. L’incurvation est bonne lorsqu’elle parait régulière et que le
    cheval fait preuve d’une bonne souplesse latérale. Ceci lui permet de ne pas échapper par l’arrière-main ou les épaules,
    dans la mesure où la jambe extérieure contrôle les hanches et que la jambe intérieure reste à sa place sans pousser la
    croupe en dehors. L’excès de pli, comme l’échappement des épaules, est une faute concernant l’incurvation.
    L’attitude incurvée du cheval doit précéder les changements de direction et ensuite s’adapter à la courbe suivie, en
    particulier lors du passage des coins, considérés comme un quart de volte d’environ 6 m de diamètre.
    La posture du cavalier doit correspondre à celle du cheval tant sur les courbes que dans le travail de deux pistes,
    notamment dans l’aplomb du buste. (Voir illustrations)
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    Une allure irrégulière perd sa correction à travers une faute dans le rythme, dans la symétrie du jeu des membres ou
    dans un changement de cadence, par précipitation ou ralentissement.
    Il y a divers degrés dans l’irrégularité d’une allure. Par exemple au trot : une petite instabilité du rythme, dissymétrie sur
    une ou deux foulées, une faute de rythme constante, l’irrégularité, dissymétrie plus marquée, la boiterie.
    Les différents degrés de l’altération du rythme au pas, par exemple, sont : légèrement latéralisé, le rythme n’est plus
    parfaitement à 4 temps égaux, latéralisé, amble.
    Jambe qui agit « isolément » en arrière de sa place habituelle. Elle a pour effet, tout en provoquant le mouvement en
    avant, de déplacer les hanches du côté opposé. On l’utilise notamment pour les voltes (et demi-voltes) renversées, la
    cession à la jambe, l’appuyer.
    La jambe isolée ne s’emploie pas seule, l’autre jambe entretient l’impulsion si besoin.
    Un cheval se juge lorsque, dans une allure, le pied d'un postérieur se pose dans la trace de l’antérieur correspondant.
    Ceci s’applique au pas, au trot et au galop. La constance du jugement permet de visualiser la stabilité de la vitesse. –
    Voir Méjuger et Déjuger.
    1) Galop juste : galop présenté à la main à laquelle le cheval travaille, c'est-à-dire sur le pied droit à main droite, sur le
    pied gauche à main gauche.
    2) Cheval juste : se dit d'un cheval qui travaille dans l'harmonie musculaire et la perméabilité aux aides.
    Action du cheval qui se soustrait à l'action du mors et quitte toute relation avec la main. Le cheval qui lâche la main a
    parfois tendance, en refusant le contact, à passer la langue au-dessus du mors.
    Les assouplissements latéraux visent à développer la flexibilité latérale et améliorer l’engagement et l’équilibre. Ils
    contribuent à la décontraction de la ligne du dessus. La base en est le travail sur le cercle et les serpentines, ainsi que
    le travail de deux pistes. - Voir Longitudinal, voir Aides diagonales.
    S'applique à l'emploi combiné des aides (main-jambe) d'un même côté du cheval, par exemple : jambe droite et main
    droite.
    Se dit d'une allure dans laquelle les membres d'un bipède latéral se posent et se lèvent presque simultanément. La
    latéralisation est une altération du rythme, elle apparait au pas et sous une forme moindre au galop.
    « La légèreté réside dans la flexibilité élastique et moelleuse de tous les ressorts ». Elle découle du mariage de
    l’impulsion et de la flexibilité par l’emploi « des seules forces utiles. » (Général L’Hotte).
    Qualité du cavalier qui s'unit aux mouvements de son cheval par souplesse et décontraction.
    Mode de déplacement du cheval dans les trois allures : trot, pas, galop. La correction de la locomotion est le point 1 de
    l’échelle de progression. Les composantes de cette correction sont la correction du rythme, la stabilité de la cadence et
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    la stabilité de la vitesse. Ces éléments sont associés à la nécessaire souplesse et à la décontraction. Ne pas confondre
    correction et qualité des allures.
    Quelle que soit la discipline, la locomotion est l’objet d’une attention constante du cavalier pendant le travail de son
    cheval.
    Les assouplissements longitudinaux ont pour but de favoriser la perméabilité aux aides et de développer la propulsion.
    Les demi-parades contribuent à développer cette perméabilité du cheval lors des transitions dans l’allure, des
    allongements, ainsi que dans la préparation des arrêts. Le reculer contribue également à l’assouplissement longitudinal
    du cheval comme le travail sur les pentes en terrain varié. Les assouplissements longitudinaux peuvent être soit
    alternés, soit combinés avec les assouplissements latéraux.
    Un cheval se méjuge quand le pied postérieur se pose en avant de la trace de l'antérieur correspondant. Ceci
    s’applique au pas, au trot et au galop. Signe d’une bonne d’amplitude. La constance du méjugement ou amplitude
    permet de s’assurer de la stabilité de la vitesse.
    C'est la décontraction de la bouche et de la nuque dans l’attitude du ramener, l'encolure étant plus ou moins soutenue
    et arrondie, selon le degré de dressage et suivant l’amplitude de l'allure. La tête doit restée fixe et, en règle générale, le
    chanfrein légèrement en avant de la verticale, la nuque souple restant le point le plus haut de l'encolure.
    Voir Cheval sur la main.
    Déplacement du cheval défini par une figure, une allure et un mode de déplacement issu du répertoire classique de
    basse école, épaule en dedans, tête au mur, reculer, appuyer, pirouette, changement de pieds en l'air,  et/ou de haute
    école, piaffer, passage, changements de pieds au temps.
    Sur les protocoles des reprises, les mouvements à présenter sont définis par le tracé d’une ou plusieurs figures de
    manège, cercles, voltes, serpentines, changement de main,… ainsi que le mouvement classique, épaule en dedans,
    tête au mur, reculer, appuyer, pirouette, changement de pieds en l'air, passage..., et les transitions.
    Dans les reprises libres, le dessin d’un mouvement, angle plus ou moins marqué, changements de direction… tout
    comme les enchaînements de mouvements différents peuvent augmenter le degré de difficulté. Ce degré peut être
    limité dans un niveau donné.
    Action de la main qui s’oppose à l’impulsion pour agir sur une partie ou sur l’ensemble du cheval. Cette action peut
    avoir un effet direct ou contraire à la direction du mouvement.
    Qualité du cheval qui, dans une généreuse énergie de l’arrière vers l’avant, accepte l’influence des aides dans toutes
    les parties de son corps, dos, nuque, bouche, sans restriction. C’est l’état du cheval élastique et souple dans ses
    articulations, et dont l’impulsion passe « par le dos », absent de toute contraction, et qui obéit avec bonne volonté,
    calme et précision aux attentes de son cavalier.
    Cette qualité est la marque du cheval bien dressé.
    Unité de mesure permettant de fixer un nombre de poser déterminé comme dans le reculer ou le changement de ferme
    à ferme. Le nombre de pas correspond au nombre de battues.
    Air  de  manège  classique  qui  consiste  à  faire  une  volte  de  la  longueur  du  cheval,  l’avant-main  tournant  autour  des
    hanches, pirouette ou une demi-volte, demi-pirouette. On les présente dans des allures rassemblées : au pas, au galop
    ou au piaffer. Quelle que soit l’allure le cheval doit être incurvé du côté interne, rester « dans la main » et rond, et
    maintenir  l’activité  des  postérieurs  dans  l’équilibre  rassemblé.  Au  galop,  l’élévation  des  épaules  permet la  rotation
    autour des hanches, l’engagement des postérieurs doit être associé à un décalage des deux postérieurs et au maintien
    de l’activité. Un léger ralentissement de la cadence avec un rythme à 4 temps est toléré dans une certaine mesure.
    C’est au fur et à mesure de la progression du dressage que les pirouettes seront plus serrées jusqu’à devenir une volte
    de la longueur du cheval.
    Le rassembler et l’équilibre avant, pendant et après la pirouette ;
    La régularité et l’activité des foulées de galop ;
    La légèreté des battues, et la cadence ;
    La souplesse, la qualité du contact et la capacité à se porter de soi-même ;
    La taille, l’incurvation et l’acceptation du cheval à tourner ;
    La correction du nombre de foulées entières, 6-8 pour la pirouette, 3-4 pour la demi-pirouette ;
    La qualité et la rectitude du galop avant et après la pirouette ;
    L’acceptation des aides extérieures et la réaction aux aides impulsives internes ;
    L’harmonie et le contrôle du cavalier sur le cheval dans l’ensemble du mouvement.
    Dans les pirouettes renversées ce sont les postérieurs qui tournent autour des épaules. - Voir Demi-voltes.
    Ligne tracée à terre par les empreintes du cheval en déplacement. On dit d’un cheval se déplaçant de côté qu’il va de
    deux pistes, parce qu’il trace avec les antérieurs une piste et avec les postérieurs une autre piste.
    Flexion plus ou moins marquée de l’encolure correspondant à l’incurvation sur les cercles et dans les mouvements de
    deux pistes. Lorsque le pli est réduit au minimum, on parle alors d’un léger pli à la nuque. Le placer latéral obtenu par le
    pli est intérieur ou contraire selon qu’il est marqué du côté de la courbe suivie par le cheval, ou de l’autre côté. - Voir
    Flexion.
    Voir Cadence.
    Puissance donnée aux « forces propulsives » selon l’expression du général L’Hotte, et particulièrement de la poussée
    des postérieurs. Son témoignage s’exprime par la franchise du mouvement en avant due à une réelle énergie et rapidité
    des  postérieurs,  associées à  une  bonne  transmission  «  par  le  dos  ».  Elle  se  perçoit :  - par  une  claire  projection
    nécessaire à la correction des allures du trot et du galop ; ainsi que la netteté des transitions montantes.  Pour le pas on
    parle seulement d’activité. Le développement de la propulsion est le point 4 de l’échelle de progression. Voir Projection.
    Phase dans laquelle les membres du cheval ne sont plus en contact avec le sol. Il y a projection au trot et au galop.
    Cette phase, plus ou moins marquée, résulte de la franchise de l’énergie des forces propulsives et de la souplesse du
    dos du cheval, ainsi que du maintien de sa cadence. Ne pas confondre avec la suspension dans laquelle le cheval
    maintient ou « suspend » son geste sur une courte durée comme au passage, au piaffer et au pas d’école.
    Attitude élégante qui résulte de la fermeture de l’angle tête-encolure, la nuque restant le point le plus haut. Le ramener
    correct suppose que la base d’encolure soit en place et se remonte grâce à la poussée du corps du cheval vers sa tête.
    Il témoigne de la bonne flexibilité du bout de devant, notamment de la nuque. Cette mise en place ne doit pas être
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    obtenue par l’action de mains amenant le chanfrein vers l’arrière, mais par la poussée d’une nuque perméable par-
    dessus le mors. On dit alors que « le cheval franchit son mors ».
    Le rassembler est un équilibre qui permet la plus grande mobilité du cheval. Dans ce type d’équilibre, le cheval prend
    en charge davantage de poids avec les postérieurs, ce qui a pour conséquence un allègement de l’avant-main. C’est un
    équilibre  montant  qui  fait  passer  le  cheval  du  mouvement  en  avant  au  mouvement  en  avant  et  vers  le  haut.  Le
    rassembler est caractérisé par la flexibilité des hanches, l’activité des postérieurs et l’aisance de l’engagement.
    On applique aussi le qualificatif rassemblé à différentes allures, pas, trot ou galop, dans lesquelles les mouvements
    demandés exigent la légèreté de l’avant-main et la liberté des épaules.
    Les allures rassemblées ne doivent pas être identifiées à des allures ralenties ou raccourcies. Ce n’est que lorsque le
    rassembler  est  dit  accentué,  piaffer,  pirouette, que  l'abaissement  des  hanches  est  plus  marqué.  Dans  ce  cas,  il
    correspond à une diminution de la vitesse et de la cadence. Le rassembler est le point 6 de l’Echelle de progression. -
    Voir Engagement.
    Un cheval est droit lorsqu’il peut s’incurver et se déplacer d’une égale manière des deux côtés dans les 3 allures et que
    les postérieurs suivent la trace des antérieurs, ligne droite, courbe et transitions. La rectitude est une part importante de
    la soumission et se révèle dans l’aisance du travail de deux pistes aux deux mains.
    Par  nature,  chaque  cheval  est  dissymétrique,  paraissant  souple  d’un  côté  et  plus  raide  de  l’autre.  C’est  souvent  la
    cause d’un contact dissymétrique. C’est par l’utilisation des assouplissements et d’une attention particulière que cette
    difficulté peut être maîtrisée. La rectitude est le point 5 de l’échelle de progression.
    Le reculer est à la fois un assouplissement et un mouvement de présentation qui consiste en un déplacement vers
    l’arrière et diagonal. Chaque diagonal s’élève et revient au sol alternativement, les antérieurs se posant sur la même
    piste que les postérieurs. Le cheval doit être « sur la main », conserver son impulsion et rester droit. Après le reculer, le
    cheval doit s'arrêter d'aplomb ou repartir franchement dans l'allure requise, pas, trot ou galop.
    Lors de reculers "en série", les transitions doivent être fluides et le rythme du reculer et du pas clairement corrects.
    Le reculer démontre la perméabilité aux aides et teste le rassembler du cheval dans les transitions « arrêt-reculer ».
    Fondamentaux du reculer :
    - La régularité, la décontraction, la souplesse, le contact ;
    - La fluidité des transitions, arrêt-reculer, reculer-avancer ;
    - La soumission, acceptation des aides du cavalier ;
    - Le soutien, nuque le point le plus haut ;
    - Le rassembler et l’équilibre ;
    - La rectitude, la précision, le nombre de pas ou posers ;
    - L’arrêt d'aplomb, l’immobilité.
    Permet la prise d'information visuelle nécessaire au contrôle de la vitesse et de la trajectoire. Indirectement il permet la
    bonne orientation du corps et de la ligne des épaules. L'indépendance du regard est une qualité essentielle du cavalier.
    C’est  la  qualité  indispensable  des  allures  qui  démontre  que  le  cheval  est  sain  et  bien  travaillé.  Elle  repose  sur  la
    correction  et  stabilité  du  rythme  comme  sur  le  maintien  de  la  cadence  dans tous  les  mouvements, transitions  et
    allongements d’allures. Elle englobe également la symétrie des gestes.
    « La régularité c’est le nécessaire, le brillant c’est le luxe. » (Saint Phalle).
    Voir : Croupe au mur.
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    Le cheval résiste lorsque sa perméabilité diminue, qu’il s’oppose aux aides, jambes, main, assiette, qu’il perd sa
    souplesse et sa décontraction. Les causes des résistances peuvent être morales, ignorance, appréhension, lassitude,
    physiques, douleur, souffrance… ou résulter d’un mauvais travail.
    Les principaux foyers de résistances sont le dos, l’arrière-main, l’encolure, la nuque et la bouche.
    On distingue :
    - Les résistances de poids, déséquilibre vers les épaules avec sensation d'une masse inerte difficile à déplacer.
    Le cavalier les fera disparaître par des demi-arrêts ou les demi-parades.
    - Les résistances de forces, contractions musculaires. Le cavalier les fera disparaître par des assouplissements
    ayant pour but de retrouver la souplesse et la décontraction.
    En cas de résistance revenir sur les bases, points 1 à 3 de l’échelle de progression.
    Action  du  cavalier  qui  oppose  la  main  ou  la  jambe  à  une  résistance  nette  du  cheval.  L’action  de  résister  doit  être
    proportionnelle à celle du cheval, puis suivie d’une descente de main ou de jambe lorsque la résistance diminue ou
    disparait. On  lui  préfère  clairement  la  recherche  de  décontraction  et  de  la  souplesse  notamment  pour  la  nuque  et
    l'encolure que la notion de « faire céder » qui doit être réservé aux cas extrêmes..
    Comportement du cheval qui développe une résistance contre les aides. Contraire de la perméabilité.
    Voir : Attitude du cheval.
    Répartition des durées entre les posers (battues) qui découle de l’ordonnance du mouvement des membres. Le rythme
    caractérise chacune des allures. C’est un élément déterminant de leur correction (point 1 de l’échelle de progression).
    En corrélation directe avec l’énergie des forces propulsives, la souplesse et l’intégrité physique du cheval, le rythme est
    l’expression de la qualité du mouvement.
    Le rythme est bon lorsqu’il y a 4 temps égaux au pas, 2 temps égaux avec projection au trot et trois temps inégaux au
    galop, car la période de projection allonge le dernier temps.
    Une altération du rythme est toujours une faute. Exemples : latéralisation du pas (long-court), irrégularité du trot (long-
    court), galop rompu (sans projection donc à 3 temps égaux).
    Ne pas confondre avec la cadence qui est la fréquence des battues. - Voir Cadence, Transition et Vitesse.
    La décontraction se réfère à l’état mental (calme sans anxiété ou nervosité) et conditionne la souplesse qui se réfère,
    elle, au physique du cheval (absence de contractions, de résistances musculaires, de douleurs). Le cheval souple et
    décontracté donne l’impression de se déplacer de lui-même, acceptant les demandes de son cavalier et y répondant
    avec générosité.
    Les indices de la décontraction sont une expression sans anxiété, une respiration calme et bien rythmée, une bouche
    décontractée, une queue bien portée qui se balance.
    Les indices de la souplesse sont l’élasticité des foulées, un rythme régulier, un contact agréable, un dos élastique, une
    bonne capacité à s’incurver ou à se déplier.
    La souplesse est surtout fonction du jeu élastique du dos qui « ondule » en apportant sa contribution à la marche. Elle
    permet  une  bonne correspondance  de  l’arrière-main  avec  le  bout  de  devant.  Dans  le  cas  contraire  les  allures  sont
    raides et inconfortables.
    La souplesse n’a rien à voir avec le relâchement, qui est plus un abandon que la qualité recherchée faite de tonicité
    élastique : une tension positive.  La souplesse/décontraction est le point 2 de l’échelle de progression.
    Comportement du cheval qui se porte de lui-même dans le respect de la main. C’est le contraire du cheval qui s’appuie
    ou pèse à la main. On vérifie qu’un cheval se soutient par l’exercice « avancer les mains et rompre le contact ».
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    Qualité qui s’applique à la constance observée dans l’attitude, le contact ou la vitesse lors d’un déplacement.
    Se dit aussi d'un cheval qui se maintient dans le même état psychologique ou dans le même équilibre physique malgré
    les variations des conditions d'environnement ou de travail.
    La symétrie des gestes est un des observables de la correction de la locomotion, notamment dans les allongements au
    trot et au pas, ainsi que lors des changements de pied au galop.
    On dit qu’une allure est symétrique lorsque les mouvements des membres droits et gauches sont semblables. C’est le
    cas du pas et du trot. Par contre, le galop est une allure asymétrique.
    Se dit également de deux figures ou mouvements semblables aux deux mains. La symétrie est une des qualités
    attendues dans la chorégraphie des reprises libres.
    Le tact est l’à propos qui découle de la bonne perception par le cavalier du comportement de son cheval au travers de
    ses aides, et la juste mesure mise dans l’emploi des aides et des moyens d’action sur le cheval : opportunité, intensité,
    durée, accord.
    Voir cadence
    1°) C'est la durée qui sépare deux battues successives d'un même membre. Par exemple : trois battues au galop, donc
    trois temps. Le temps comprend uniquement au trot et au galop une période d’appui et une période de projection.
    2°) Expression liée aux changements de pied en l’air qui peuvent être réalisés en séries, plus ou moins rapprochés et
    déterminés par un nombre de foulées comptées. Par exemple, toutes les trois foulées on dit alors « aux trois temps »,
    ….  et à chaque foulée, « aux temps ».  Voir Foulée.
    C'est la qualité à la fois physique et morale du cheval dont la musculature d'une part, donne au dos et à l'encolure la
    fermeté élastique nécessaire pour transmettre complètement à l'avant-main l'activité fournie par les hanches par une
    bonne correspondance  ou  relation postérieurs/contact passant  « par  le  dos »  et  la  nuque  ;  et dont  la soumission  et
    l’attention d'autre part, l'incitent à conserver une écoute attentive des aides du cavaliers notamment la main (qualité du
    contact). Cette tension positive est le contraire du cheval mou, relâché et distrait.
    Voir : Souplesse-Décontraction.
    Assouplissement dans lequel le cheval se déplace de côté en croisant les membres, les épaules suivant la piste (mur).
    Appelé  aussi  travers.  L’incurvation,  dans  la  direction  du  déplacement,  est  un  peu  supérieure  à  celle  de  l’épaule  en
    dedans afin de faciliter la liberté de mouvement de l’épaule extérieure et le croisement. L’angle formé avec la piste doit
    être d’environ 35° et doit rester constant. Le cheval trace quatre pistes sans que la croupe soit trop à l’intérieur. On finit
    le mouvement sans pousser la croupe mais comme en sortant d’un cercle. Cet exercice est préparatoire à l’appuyer. -
    Voir Croupe au mur.
    Fondamentaux de la tête au mur :
    La qualité du trot ou du galop rassemblé, la cadence, le rythme, l’impulsion et l’engagement des postérieurs doivent
    être maintenus ;
    Le degré d’incurvation et de flexion qui sont en relation avec l’angle d’inclinaison avec la piste et qui ne doit pas être
    trop marqué ;
    La tendance à avancer et la capacité à porter du postérieur intérieur qui est plus importante que la tendance à aller
    de côté avec un risque d’écartement ;
    La stabilité de l’angle ;
    Le croisement des postérieurs ;
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    Un contact souple et stable, la nuque étant le point le plus haut ;
    Le rassembler, l’équilibre et la fluidité.
    La tête est dite basculée lorsqu’elle perd sa verticalité latérale. Cette attitude fausse vient d’une résistance de la nuque
    et de l’encolure. Elle trouve son origine dans une perte de la souplesse, de la décontraction du cheval, de la rectitude à
    travers une dissymétrie du contact et souvent une absence de contrôle par la rêne extérieure.
    Empreinte du poser d’un pied. Les traces sont des observables de l’amplitude. - Voir Juger, Méjuger.
    Se réfère aux postérieurs traînant en raison du manque d’activité des postérieurs ou traînant par manque d’élévation
    des pieds dans le reculer. On peut dire « à la traîne » ou paresseuses pour les hanches trop en retard dans un appuyer.
    Le contraire d’entablé. Voir ce mot.
    Les transitions consistent en changements d’allures et en variations de vitesse dans l’allure. La cadence et l’énergie
    doivent être maintenues jusqu’au moment où l’allure ou le mouvement change, ou bien jusqu’au moment où le cheval
    s’arrête.
    Les transitions dans les allures doivent être clairement marquées. Le cheval doit conserver le même rythme, la même
    cadence et tout particulièrement son activité dans les transitions descendantes lors du ralentissement. Le cheval doit
    adapter son attitude en fonction de la variation d’amplitude de l’allure, légèrement au trot et au galop, de manière plus
    marquée au pas.
    Dans toute transition, le cheval doit conserver la correction de son attitude, son élasticité, la perméabilité aux aides, son
    équilibre et la rectitude - Voir Attitude.
    Fondamentaux des transitions :
    Une acceptation des aides et des demi-parades afin d’augmenter le niveau d’obéissance et la facilité d’exécution ;
    Le maintien de la cadence et du rythme ;
    La qualité de l’allure, avant et après la transition, ainsi qu’une préparation par le cavalier pour montrer une bonne
    adaptation de l’attitude à l’amplitude ;
    La précision de l’exécution.
    La vitesse n’est pas l’impulsion, elle résulte de la puissance de la propulsion cari liée à l’amplitude et, en dressage, à la
    cadence.  Elle  s’exprime  en  mètres  par  minute.  Dans  chaque  allure,  trot,  galop,  pas, il  y  a  différentes  vitesses :
    rassemblée, moyenne, allongée….
    Il est important dans l’éducation d’un cheval de travailler le contrôle et la stabilité des vitesses : de travail, rassemblée,
    allongée… dans chaque allure, y compris lors de la réalisation des figures et mouvements, afin de donner homogénéité
    et solidité aux allures. Attention : être dans la bonne vitesse ne veut pas dire aller vite.
    La stabilité de la vitesse est déterminée par la constance de la poussée des postérieurs, et observée par la stabilité de
    l’amplitude dans laquelle le cheval se juge ou se méjuge y compris sur les cercles, petits côtés et mouvements.

    Voir Amplitude, Cadence et Correction de l’allure.__