DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation

  • DÉFINITIONS DRESSAGE les gros mots de l'équitation (tiré de l’échelle de progression versus 2014.)

  • Énergie que met le cheval dans ses déplacements. L’activité repose particulièrement sur la poussée et la vigueur des postérieurs, mais ne doit pas se faire au détriment de la souplesse, de la qualité du contact et de l’équilibre. L’activité n’est pas forcément liée à la vitesse.  - Voir Impulsion.

    L’impulsion est la volonté et l’énergie que met le cheval dans le mouvement en avant, tout en restant contrôlé, donc soumis  aux  aides  du  cavalier.  Elle  se  traduit,  au  cours  de  tout  déplacement,  par  une  activité  énergique  des  forces propulsives, notamment des postérieurs, associée à une grande souplesse du corps, tout en conservant la qualité du contact. C’est l’impulsion qui donne de l’expression aux allures. 
    La précipitation n’a rien à voir avec l’impulsion. C’est au contraire la projection bien marquée dans le trot et le galop qui témoignent de la correction de l’impulsion, et de l’allure.
    Le développement de la propulsion, point 4 de l’échelle de progression, suppose le maintien de la correction de l’allure, de la souplesse, de la transmission « par le dos », de la qualité du contact et de l’équilibre afin d’aller plus loin dans l’expression. Voir aussi propulsion.
    « L’impulsion est l’essence même du mouvement. » Général L’Hotte.

    Puissance donnée aux « forces propulsives » selon l’expression du général L’Hotte, et particulièrement de la poussée des postérieurs. Son témoignage s’exprime par la franchise du mouvement en avant due à une réelle énergie et rapidité des  postérieurs,  associées à  une  bonne  transmission  «  par  le  dos  ».  Elle  se  perçoit :  - par  une  claire  projection nécessaire à la correction des allures du trot et du galop ; ainsi que la netteté des transitions montantes.  Pour le pas on parle seulement d’activité. Le développement de la propulsion est le point 4 de l’échelle de progression. Voir Projection.

    Phase dans laquelle les membres du cheval ne sont plus en contact avec le sol. Il y a projection au trot et au galop. Cette phase, plus ou moins marquée, résulte de la franchise de l’énergie des forces propulsives et de la souplesse du dos du cheval, ainsi que du maintien de sa cadence. Ne pas confondre avec la suspension dans laquelle le cheval maintient ou « suspend » son geste sur une courte durée comme au passage, au piaffer et au pas d’école.

    Ensemble des moyens utilisés par le cavalier pour communiquer avec sa monture, percevoir et sentir ses réactions, lui transmettre sa volonté. Les « aides naturelles » sont l'assiette par l'intermédiaire de laquelle s'exerce l'action du poids du corps ou l’action du rein, les jambes et les mains.
    Les « aides artificielles » sont des moyens complémentaires créés pour suppléer ou prolonger les aides naturelles : voix, cravache, éperons, enrênements… Les aides artificielles peuvent faire l’objet de restrictions dans les compétitions, notamment en Dressage.

    Coordination que le cavalier établit entre les actions de ses jambes, de ses mains, de son assiette et du poids de son corps dans l’emploi de son cheval. L’accord des aides repose sur l’indépendance entre les mains, les jambes et l’ensemble du corps du cavalier, notamment son regard et suppose un mental adapté.

    Augmentation de la vitesse résultant d’une plus grande puissance des postérieurs et de la souplesse du corps. Elle se traduit par l'accroissement de l’amplitude des foulées. En dressage, cette augmentation s’effectue sans modification notable de la cadence ni du rythme de l'allure, notamment dans les transitions. Une adaptation de l’attitude plus ou moins marquée selon l’allure (pas, galop, trot) est nécessaire. On dit aussi adaptation du cadre. - Voir transitions.

    Allongement d’encolure : changement d’attitude qui consiste à étendre l’encolure vers l’avant et vers le bas, et qui peut aller jusqu’à l’extension de l’encolure. Voir descente d'encolure et extension d'encolure. – Voir ces mots


    Attitude du cheval qui étend l’encolure vers l’avant et vers le bas. Elle correspond à l’attitude du pas allongé. Dans cette attitude le nez doit rester en avant de la verticale. Elle permet de vérifier l’orientation et la qualité du contact ainsi que la décontraction du cheval.

    C’est le plus haut degré de l’extension d’encolure. Il consiste à amener le nez du cheval aussi bas que le lui permet son encolure. Cet exercice met du poids sur les épaules mais permet de libérer le dos et d’en faciliter le jeu. 

    1. TRANSITION (inter allures et intra allure)
    Les transitions consistent en changements d’allures et en variations de vitesse dans l’allure. La cadence et l’énergie doivent être maintenues jusqu’au moment où l’allure ou le mouvement change, ou bien jusqu’au moment où le cheval s’arrête. 
    Les transitions dans les allures doivent être clairement marquées. Le cheval doit conserver le même rythme, la même cadence et tout particulièrement son activité dans les transitions descendantes lors du ralentissement. Le cheval doit adapter son attitude en fonction de la variation d’amplitude de l’allure, légèrement au trot et au galop, de manière plus marquée au pas.
    Dans toute transition, le cheval doit conserver la correction de son attitude, son élasticité, la perméabilité aux aides, son équilibre et la rectitude - Voir Attitude.
    Fondamentaux des transitions :
    Une acceptation des aides et des demi-parades afin d’augmenter le niveau d’obéissance et la facilité d’exécution ;
    Le maintien de la cadence et du rythme ;
    La qualité de l’allure, avant et après la transition, ainsi qu’une préparation par le cavalier pour montrer une bonne adaptation de l’attitude à l’amplitude ;
    La précision de l’exécution.

    Posture que prend la silhouette du cheval, notamment la ligne du dessus, tant en ligne droite que sur les courbes. Plus facilement évaluée de profil, elle prend en compte le degré d’engagement des postérieurs et l’orientation de l’ensemble dos-encolure-tête.
    Aux allures vives, l’attitude est « dépliée », plus horizontale. Aux allures rassemblées, l’attitude est plus montante et montre plus de soutien. Dans ce cas, la tête se rapproche de la verticale, c’est le ramener, avec une tendance de la nuque à pousser au dessus du mors. Le cheval adapte son attitude, ou cadre, au degré relatif d’allongement et de rassembler des allures. Cette adaptation est peu visible au trot et au galop mais nette au pas. 
    Rondeur. On parle de rondeur lorsque la ligne du dessus prend une orientation concave vers le bas, le cheval donnant l’impression qu’il pourrait se déplier vers l’avant et vers le bas, sans tirer ni peser à la main, la poussée des postérieurs passe « par le dos » qui a tendance à monter. Dans les cas contraires on parle d’attitude fausse, creuse, plaquée, ou de mauvaise orientation, par exemple : cheval au-dessus de la main, gorge de pigeon, cheval enfermé…. 

    Désigne la longueur d’une foulée ou d’un pas. L’amplitude d’une allure est courte lorsque le cheval se déjuge, plus ou moins grande lorsque le cheval se méjuge. L’amplitude découle notamment de la propulsion, de la souplesse et de la cadence. La constance de l’amplitude atteste de la stabilité de la vitesse donc de la poussée des postérieurs. Qualité attribuée aux allures naturelles d’un cheval qui a « de l’action », contraire d’étriquées.

    L’appui est la relation plus ou moins ferme, entre la bouche du cheval et la main du cavalier, qui apparaît généralement aux allures vives en équitation d’extérieur, ou lors de résistances de poids. Dans l’excès d’appui sur le mors le cheval recherche le support de la main du cavalier utilisée comme « cinquième jambe ». Ceci a des conséquences néfastes tant pour l’équilibre que pour le contact et la compression de la langue.

    L'assiette est la « qualité » qui permet au cavalier de demeurer maître de son équilibre en toutes circonstances, quelles que soient les réactions du cheval. Elle conditionne la fixité des mains et des jambes, comme la possibilité pour le cavalier de faire intervenir ses aides avec aisance, justesse et opportunité. L’assiette renseigne le cavalier sur la souplesse du dos, l’activité de l’arrière-main et le rythme des allures. L’assiette est également une aide qui, par le poids du cavalier et l’action du rein, agit sur le cheval soit de manière impulsive, soit de manière latérale pour l’incurvation et la direction. 

    Les assouplissements sont les exercices que les cavaliers utilisent tout au long du dressage et de la mise en condition musculaire  du  cheval,  dans  la  perspective  d’en  faire  un  athlète  adapté  à  la  discipline  visée.  Les  exercices  sont nombreux  et  variés.  On  les  divise de  façon  simple  en  assouplissements  latéraux :  cercles, serpentines,  travail  de  2 pistes, et longitudinaux : transitions, allongements, demi-parade, terrain varié, obstacles, dispositifs. On peut aussi les classer en assouplissements d’ensemble lorsqu’ils mobilisent l’ensemble de l’appareil locomoteur : épaule en dedans par exemple, et assouplissements localisés lorsqu’ils s’adressent à une partie : flexions par exemple.
    Les assouplissements sont efficaces s’ils s’inscrivent dans un travail méthodique guidé par le respect de la psychologie et l’échelle de progression, fil rouge de l’entraînement. Assouplir pour maintenir la décontraction du cheval est une des préoccupations constantes des cavaliers.
    « Tout exercice mal fait est non seulement inutile, mais nuisible. » Général Wattel.

    Bruit que fait le pied lors du poser. Le nombre de battues détermine le nombre de temps dans une allure, par exemple : 3 au galop. Leur répétition détermine la cadence et leur ordonnance dans le temps le rythme.

    Fréquence du poser d’un membre de référence, un postérieur par exemple. On parle aussi de tempo ou fréquence (battements par minute). La cadence évolue avec le dressage du cheval, en fonction de sa souplesse et de son énergie. La précipitation est la pire des fautes concernant la cadence d’une allure, car elle est associée à une perte de la souplesse et/ou de l’équilibre. La cadence est une des composantes de la correction des allures, Point 1 de l’échelle de progression.
    Le métronome permet de déterminer le nombre de foulées par minute, notamment pour l’accompagnement musical des reprises libres. - Voir Rythme et Vitesse.
    Cadence des différentes allures, à titre indicatif, en nombre de posers d’un membre de référence par minute : 
      • au galop environ                    92-96 posers/mn, 
      • au trot environ                       68-74 posers/mn, 
      • au passage/piaffer environ  52 posers/mn, 
      • au pas environ                       44 à 56 posers/mn. 
    Cette cadence est à mesurer précisément pour faciliter la concordance entre les allures et la musique dans les libres.
    Deuxième sens du mot cadence : modification par ralentissement du tempo obtenue par le dressage, qui donne plus d’expression aux allures du trot et du galop. Le cheval « cadencé » montre plus d’énergie dans ses gestes, alors que sa cadence tend à gagner en lenteur. Cette évolution qui résulte d’une augmentation de la propulsion sur un corps souple donne plus d’expression et d’élégance aux déplacements du cheval au trot et au galop. Elle est acquise par le dressage. C'est ce seul sens qui est utilisé par la FEI.

    Un cheval est sur la main lorsque, sa locomotion étant correcte, il est souple, témoigne d’un contact fidèle et moelleux, et de sa perméabilité aux actions de la main du cavalier. Un cheval sur la main montre sa capacité à prendre le contact du mors sous l’action des postérieurs, l’impulsion passant par le dos et par la nuque.

    On vérifie que cette relation avec la main est correcte par deux exercices : 
    a) Le cheval doit être capable de se déplier vers l’avant et vers le bas lorsque le cavalier « laisse filer les rênes ».
    b) Lorsque le cheval maintient son attitude et son allure alors que le cavalier « avance les mains et rompt le contact », forme de descente de main.
    Par le premier exercice, on s’assure que le cheval est « sur la main » et dans l’harmonie musculaire. Par le deuxième, on vérifie l’absence de poids sur les mains, l’équilibre et que le cheval « se soutient ».

    Rapport qui existe entre la bouche du cheval et la main du cavalier lorsque les rênes sont ajustées. 
    Les qualités du bon contact sont : une relation de l’arrière vers l’avant stable et confiante ; la symétrie et le moelleux. Le bon contact résulte de la poussée des postérieurs qui passe « par le dos » et la nuque. Il s’exprime dans la rondeur, le cheval étant capable de se déplier dans le bon sens : vers l’avant et vers le bas - Voir Attitude.
    Pour apprécier la qualité du contact il ne faut pas observer seulement la tête et l’encolure, mais juger le cheval dans son ensemble et juger de la qualité de la correspondance - arrière/avant -. 
    Le cavalier doit pouvoir nuancer à volonté l’intensité du contact jusqu’au degré minimum dans la descente de main où le contact est rompu.
    La qualité du contact est le point 3 de l’échelle de progression.
    Forme élémentaire de l’allongement d’une allure donnée. Utilisé avec les jeunes chevaux avant qu’ils soient prêts pour les allures dites moyennes, point 4 de l’échelle de progression.
    Qualité  du  fonctionnement  musculaire,  étirement contraction, dans  les  déplacements  du  cheval,  donnant  une impression de fluidité, de souplesse et d’ondulation. Elle résulte du mariage de l’impulsion et de la flexibilité des ressorts
    et tout particulièrement du dos. L’élasticité repose sur la décontraction du cheval, point 2 de l’échelle de progression.
    Qualité de l’action des postérieurs qui travaillent sous la masse du cheval grâce à un dos souple et une plus grande flexion des articulations postérieures. Lorsque le cheval est engagé, les postérieurs prennent plus de poids, la ligne du
    dessus  est  plus  «  montante  »  au  bénéfice  de  la  mobilité  de  l’avant-main,  donc  de  l’équilibre.  Lorsqu’il  perd  son engagement,  on  dit  du  cheval  qu’il  est  «  ouvert  »  derrière.  Ceci  s’applique  aux  mouvements  de  deux  pistes,  aux allongements, transitions et à l’arrêt. L’excès d’engagement, rare, peut par contre provoquer un retrait des forces vers l’arrière. - Voir Acculement.
    Ne  pas  confondre l’engagement  avec  l’amplitude,  cheval  qui  se  méjuge plus  ou  moins.  Un  cheval  peut  avoir  de l’engagement sans amplitude, par exemple sur une pirouette, et être ample et manquer d’engagement ; de même vo de l’amplitude et manquer d’engagement (ouvert derrière) - Voir Rassembler
    Répartition du poids de l’ensemble « cheval-cavalier » entre les antérieurs et les postérieurs, équilibre longitudinal, et entre les membres des côtés gauche et droit, équilibre latéral. Le cheval est dans un bon équilibre quand le poids est
    distribué également entre gauche et droite et suffisamment pris en charge par les postérieurs. Ceci se traduit par la légèreté de l’avant-main et l’aisance dans la mobilité du cheval. Une perte d’équilibre signifie un accroissement du poids
    sur l’avant-main et/ou sur l’un des côtés, souvent associé à une précipitation ou un balancement. - Voir Demi-parade.
    On note différents degrés dans la qualité de l’équilibre : sur les épaules, horizontal, rassemblé, rassembler accentué. La recherche de l’équilibre du « rassembler » est le point 6 de l’échelle de progression.
    Chez le cavalier, c'est l'absence de tout mouvement involontaire ou inutile. La fixité n’est pas synonyme de raideur. C’est la capacité à travailler avec les mains « ensemble ».
    Chez le cheval, c'est l'absence de toute instabilité de l’avant-main, en particulier de la tête et de l'encolure.
    Capacité du cheval à plier ses articulations et la colonne vertébrale en leur conservant une certaine élasticité. Le ramener est la conséquence de la flexibilité du bout de devant, le rassembler de la flexibilité des hanches et du dos,
    la légèreté de la flexibilité de tous les ressorts.
    Action du cheval qui se soustrait à l'action du mors et quitte toute relation avec la main. Le cheval qui lâche la main a parfois tendance, en refusant le contact, à passer la langue au-dessus du mors.
    « La légèreté réside dans la flexibilité élastique et moelleuse de tous les ressorts ». Elle découle du mariage de l’impulsion et de la flexibilité par l’emploi « des seules forces utiles. » (Général L’Hotte).